Depuis l’arrivée de Sarkozy à l’Elysée en 2007, ce sont 50 000 des 700 000 enseignants qui ont vu leur poste disparaître. A ce rythme là, en 2012, ce sont 80 000 postes qui auront disparu Après les postes mis à disposition par l’éducation populaire, on a supprimé les postes d’aide spécialisée (RASED), et en 2009, les postes de remplaçants ont été supprimés, sans doute parce que cela se voit moins directement, sauf que beaucoup d’académies comme Créteil, ont commencé l’année sans solution. Chacun a en mémoire ce recours aux étudiants ou à des retraités pour assurer des vacations. A eux seuls, ils assument 50 000 heures d’enseignement ! On a supprimé le samedi matin à l’école élémentaire, les options et les projets éducatifs en collège pour gagner des postes. Des consignes sont données pour faire baisser le taux de redoublement des élèves. Au collège, ce taux de redoublement est passé de 5,8% à 5,4% entre 2007 et 2008, permettant ainsi d’économiser une centaine de postes. Idem au lycée… l’intérêt de l’enfant devrait être le critère, mais c’est désormais les moyens budgétaires qui décident… Augmentation du nombre moyen d’élèves par classes de 24,3% au collège à 24,5% en 2008 : économie 1400 postes. Recul sur la scolarisation des 2 ans. En 2007, 23,4% des moins de 3 ans étaient scolarisés, ils ne sont plus que 18%, même dans les ZEP. Suppression des postes de RASED, coupes à tous les niveaux. Pour 2010, la nouveauté consiste à supprimer l’année de stage pratique à l’IUFM pour les jeunes professeurs et à les mettre directement devant une classe sans aucune formation pratique. Et voilà encore quelques milliers de postes économisés, mais à quel coût humain ? Toutes ces mesures ont des conséquences. Si un enfant est bon élève, appuyé par sa famille, il s’en sortira toujours ; par contre, ce qui change, c’est le nombre d’élèves en grande difficulté qui s’accroît. A l’heure où nos gouvernants sont tentés de remplacer l’humain par des dispositifs de vidéo surveillance, la question est posée des moyens d’éducation face à une montée de la violence dans les établissements scolaires. Est-il utile de rappeler que l’école est aussi un lieu éducatif où se forgent des règles de vie en société et que les enseignants ont besoin d’être reconnus dans ce rôle qu’ils assument au quotidien ? Pour notre part, nous continuerons à faire de l’éducation la priorité absolue, nous poursuivrons les projets soutenus avec l’éducation nationale. Nous avons développé Cap+, le soutien à l’intégration au collège, l’aide aux projets, sans compter les classes de découverte, les écoles neuves ou rénovées, et les projets éducatifs dans les centres de loisirs. Mais ces actions très utiles ne peuvent remplacer l’investissement structurel dans l’enseignement. Quel manque d’intelligence et de responsabilité que de consacrer 3 milliards à la baisse de la TVA dans la restauration et de supprimer des postes d’enseignants !!! A chacun ses choix ! Vivement 2012, mais en attendant, nous soutiendrons tous les mouvements d’enseignants et de parents pour exiger une école de qualité.