mon agenda mars/avril
mercredi 28 avril 2010, 11:50 :: Blog-notes :: rss
Combien de personnes qui n’ont pas encore 60 ans sont elles déjà exclues du monde du travail ? Dans le débat sur la retraite, n’oublions pas cette vérité humaine et comptable.
26 mars – Avec Jean-Yves le Bouillonnec, nous rencontrons Christian Blanc, secrétaire d’Etat Chargé du Grand Paris, pour l’entretenir de deux projets phare du territoire: la vallée bioscientifique et Cancer campus sur le site de Gustave Roussy. Comme notre interlocuteur est à l’écoute, nos deux heures de discussion me paraissent très fructueuses, mais ce rendez-vous me laisse aussi un goût étrange puisque c’est le même homme qui, au nom du gouvernement, défend un projet du Grand Paris qui exclue les élus locaux.
27 mars – Comme chaque fois, la remise des médailles du travail donne lieu à une petite cérémonie émouvante et chaleureuse à l’Hôtel-de-Ville. Parmi les médaillés, plusieurs n’ont pas encore 60 ans mais ne sont déjà plus salariés pour cause de licenciement. Voici une donnée qu’il ne faut surtout pas oublier dans le débat qui s’ouvre sur l’équilibre de notre système de retraite: le cas, hélas fréquent, des plus de 55 ans qui sont mis sur la touche (et donc ne cotisent plus par la force des choses) alors qu’ils voudraient encore travailler…au moins jusqu’à 60 ans. Il y a la une vérité humaine qui est aussi une vérité comptable. J’assiste à l’assemblée générale d’Arcueil animation dont les activités ont mobilisé cette année plus d’une centaine de bénévoles autour d’une petite équipe de salariés: c’est dire l’importance de cette association pour les loisirs et la convivialité dans notre commune.
26 mars – La médiathèque accueille un débat avec de nombreux auteurs du Val-de-Bièvre : romanciers, essayistes, poètes…tous unis par leur passion pour l’écriture. Une belle initiative, vraiment, qui renoue avec le passé littéraire d’Arcueil et de la Bièvre, où séjournaient Ronsard et les auteurs de la Pléïade.
29 mars – Nous commémorons l’assassinat de Dulcie September avec les représentants de l’ambassade d’Afrique du sud et des élèves du collège qui ont entrepris un travail sur les valeurs de l’antiracisme et l’antisexisme. Coup de chapeau à l’école de musique EDIM et aux élèves de « Dulcie » qui nous offrent pour l’occasion un très beau spectacle.
2 avril – Je participe au conseil de surveillance de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre. La fermeture d’un service de gériatrie transféré à Paul Brousse est une mauvaise nouvelle Je partage l’opposition des représentants du personnel au plan de restructuration de l’AP-HP dont la logique comptable est hélas dans la lignée de la loi Bachelot qui déshabille le service public hospitalier au profit des cliniques privées.
7 avril- Je fais partie des quelque 120 élus qui ont répondu à l’invitation de Jean-Paul Huchon pour débattre au Conseil régional sur l’avenir de la « région capitale » et le refus du modèle du Grand Paris voulu par le gouvernement. Pour moi, la priorité doit être de corriger les inégalités entre les territoires et pour cela les élus locaux ne doivent pas être mis sur la touche mais en première ligne pour construire des propositions: c’est le sens de mon engagement au sein de Paris Métropole.
8 avril – J’assiste au conseil d’administration du collège Dulcie September: au sein de l’établissement les choses se passent plutôt bien, mais le ras-le-bol des enseignants est perceptible face à la baisse des recrutements et à la réforme de la formation qui aboutit à envoyer directement les jeunes enseignants stagiaires devant leurs classes. Nous votons à l’unanimité un vœu contre cette mesure qui, si j’ai bien entendu, ne trouve guère de défenseurs parmi les porte-parole des partis de droite…mais qui pourtant est imposée par le gouvernement.
9 avril - Entre une réunion sur la Vallée scientifique de la Bièvre et une autre au Conseil général, je fais un tour à notre traditionnel cross scolaire. Le samedi matin étant désormais sans école, cette manifestation se déroule désormais le vendredi après-midi, mais je suis heureux de constater que les grands- parents et parents qui ont pu se libérer sont encore nombreux à y participer avec leurs enfants. Merci aux enseignants, à la section sport du collège et aux services municipaux qui se sont mobilisés pour assurer encore une fois le plein succès de ce rendez-vous. 10 avril - Je retrouve des familles arcueillaises à la journée portes ouvertes du lycée Darius Milhaud. Encore une fois, je suis frappé du dynamisme de l’équipe pédagogique dirigée par Mme Hudson qui vient de signer une convention avec Sciences po’ et développe avec succès des filières de formation dans les langues et le domaine sanitaire et social. Dans l’après-midi, je fais un tour au vide-grenier de l’avenue Laplace où l’ambiance est à la décontraction et la bonne humeur, avec tout de même un sujet de mécontentement dont plusieurs personnes me font part: le tarif demandé aux exposants par les organisateurs(18 € par mètre linéaire, soit presque deux fois plus que pour la brocante de la rue Raspail). Je ne connais pas le détail du budget de cette manifestation mais il est anormal et regrettable que la contribution demandée aux exposants en arrive à être dissuasive pour les particuliers arcueillais qui sont ainsi amenés à céder leur place à des professionnels: aussi, je vais demander à mes services d’être attentif à cette question pour l’année prochaine.
12 avril – Je participe à une séance importante du Conseil général sur la politique en faveur de l’habitat: je soutiens la proposition d’augmenter les aides à la construction de nouveaux logements, en conditionnant ces aides au fait que les communes qui en bénéficient respectent le cadre de la loi SRU. Cela provoque une altercation avec des élus de droite de St Maur et d’Ormesson qui revendiquent presque comme une légion d’honneur le fait de construire le moins possible de logements sociaux dans leur commune. Franchement, un tel égoïsme est insupportable quand on connaît la gravité des problèmes de logements que vivent tant de jeunes, de personnes séparées et de familles… mais, heureusement, d’autres élus du même bord montrent qu’ils en ont conscience en choisissant une abstention constructive. Constructive, c’est le mot puisque je me réjouis de constater que certaines villes, en retard sur les obligations posées par cette loi SRU, se sont décidées à construire plus de HLM plutôt que de payer les amendes. C’est la preuve que cette loi va dans le bon sens, et qu’il faut donc accentuer la pression qu’elle fait peser sur les récalcitrants.
Dites-nous monsieur le maire ?...
Orbival est-il sur de bons rails ?
Le tracé d’Orbival est très proche du tronçon val-de-marnais du grand projet surnommé le « Grand huit » mis en avant par le gouvernement. La différence est qu’Orbival prévoit des stations tous les 1,5 km environ, tandis que le « Grand huit » est avant tout conçu pour desservir les grands pôles d’activité avec des stations distantes de 4 à 5 km. C’est une différence fondamentale car il s’agit de savoir si ce nouveau réseau ferré banlieue-banlieue doit desservir nos territoires ou seulement les traverser ! Par ailleurs, le « Grand huit » est un projet pharaonique qui est encore très loin d’avoir trouvé son financement, alors qu’Orbival est plus réaliste, y compris budgétairement. Donc, même si ce n’est pas le projet préféré du gouvernement, on doit souhaiter qu’Orbival s’impose. Le fait que les parlementaires de la majorité s’opposent à la tenue d’un débat public préalable sur cette question est franchement inacceptable
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire